La suède

 


Nom officiel : Konungariket Sverige

Statut : Monarchie Constitutionnelle

Superficie : 448 661 km²

Habitants : 8 323 000 h.

Densité au km² : 18

Frontières : N. Norvège ; O. Norvège et Kttegat ; S. Mer Baltique, Golfe de Botnie et Finlande.

Capitale : Stockholm ( 650 000 h.)

Autres villes : Göteborg (425 875 h) ; Malmö (230 380 h.) ; Uppsala (149 300 h.)

Langue : Suèdois (off.) ; Lapon ; Finois

Monnaie : Couronne Suèdoise

Exportation : pâte de bois, papier, industrie mécaniqu, fer et acier

Importations : Machines, carburants, produits chimiques, alimentaires, textiles.

 

 

Pendant la première moitié de ce siècle, la Suède faisait l'étonnement du monde entier par ses réalisations sociales et le niveau de vie de ses habitants. On parlait de "Socialisme à la Suèdoise" ; aujourd'hui encore, le revenu moyen annuel de la Suède est l'un des plus important d'Europe.

 

Comme le Danemark et la Norvège, la Suède a connue une longue période de gouvernement social-démocrate ; ce qui distingue la Suède de ses deux voisines, c'est la richesse de son sous-sol et son industrialisation précoce.

 

Une autre différence est la place qu'à tenue la Suède dans le concert des Nations Européennes aux XVII et XVIII siècles.

 

Après avoir secoué la tutelle du Danemark, la dynastie des Vasa s'est assuré l'hégémonie (suprématie) dans la Baltique. La guerre de Trente ans révèle l'exceptionnel talent militaire de Gustave Adolphe. Au siècle des lumières, les souverains suèdois sont des modèles de "despotes éclairés", favorisant la vie intellectuelle et l'essor économique. Pendant les guerres napoléonniennes, le roi Charles XIII choisit comme héritier le général français Bernadotte, dont le souverain actuel est le descendant direct. La politique de libéralisation et de neutralité poursuivie pendant tout le XIXe sicèle porte ses fruits. Le commerce se développe grâce au libre-échange, le progrès industriel s'accélère, entrainant une volution politique et sociale plus rapide que partout ailleurs. Un parti social-démocrate se crée dès 1889 et un syndicalisme agissant dès 1898.

 

Pendant que les guerres déchiraient l'Europe, la Suède s'en tenait à son principe de neutralité et gardait une stabilité politique dont il y a peu d'exemple. Le parti social-démocrate est resté au pouvoir sans interruption pendant 44 ans. Pourtant, la récession mondiale se fait aussi sentir en Suède après 1973, amenant une réaction centriste et un plan d'austérité. Mais après une clipse de 6 ans, les sociaux-démocrates ont repris les rênes du gouvernement depuis 1982.


Le climat

Il n'épargne pas d'avantage la Suède que les autres pays scandinaves. En dehors de la côte Sud-Ouest, le climat est partout continental, avec des moyennes hivernales de - 15° C. Le golfe de Botnie est pris par les glaces pendant plusieurs mois. La plus grande partie de la population vit dans le sud du pays. Au nord, les conifères et les bouleaux font place à une maigre toundra où les Lapons mènent paître leur troupeaux de rennes.

 

Les vallées fluviales creusées par les galciers forment de nombreux lacs suivant des lignes presque parallèles. Le bois est une ressource essentielle pour la Suède qui mène une politique de reconstitution des forêts. Dans la région des lacs et dans le golfe de Botnie se situent des industries dérivées du bois : allumettes "suèdoises", pâte à papier, allulose. En hiver, les communications entre le nord et le sud sont quasi impossible. La production des mines de Kiruna, qui se trouvent en Laponie, est acheminée par une voie ferrée qui franchit la montagne et descent sur le port de Narvik en Norvège.


Géographie

Le relief de la Suède est constitué par une chaine montagneuse qui s'abaisse par degrès vers le golfe de Botnie. Les fleuves nombreux, au débit abondant, coulent en direction du Nord-Ouest Sud-est. La partie méridionale est une vaste plaine aux molles ondulations. C'est la seule partie propre à l'agriculture dont la production est loin de répondre aux besoins du pays. Kiruna est la seule ville nordique. Uppsala (Centre Universitaire), Göteborg et Malmö (deux grands ports) et Stockholm la capitale, appartiennent au domaine méridional.

 

En dehors de son extrémité méridionale (Scanie, îles öland et Gotland), formée de plaines et de plateaux sédimentaires, la Suède correspond au rebord oriental du socle ancien de la péninsule Scandinave, qui s'abaisse progressivement vers la Baltique. Les galciers quaternaires, par leurs dépôts morainiques et le creusement de nombreuses cuvettes, ont marqués la topographie ; leur recul, qui s'est accompagné d'un relèvement du socle, est partiellement responsable du découpage du littoral et de la formation de l'archipel cotier (Skärgård).


Les ressources

Le secret de la réussite suèdoise réside d'abord dans l'abondance de ses ressources naturelles. Les fleuves sont une source inépuisable d'énergie Hydro-électrique ; le sous-sol est très riche : mines de cuivre et métaux non ferreux au centre, de fer au Nord (Kiruna). Le gisement de magnetite (dont on extrait le fer) est estimé à près de 800 millions de tonnes et les galeries de mines forment un dédale de 450 km. La teneur en fer et la qualité de ce minerai sont exeptionnelles. L'acier Suèdois est réputé. A présent, les installations sont automatisées et n'emploient plus guère que 2 500 personnes. Tout est réglé par une centrale électronique ultra-moderne.

 

Une des raisons du succès des productions suédoises est la recherche constante du perfectionnement technologique. Des noms comme Volvo, Saab (automobiles), Atlas Copco (compresseurs), Husqwarna (appareils divers) jouissent d'une réputation mondiale. La Suède est la patrie de Nobel qui a inventé la dynamite voici Cent vingt ans (1866) et institué les prix qui portent son nom.

 

Histoire

La suède se peuple dès le néolitique et commerce dès le IIe millénaire avec les pays méditerranéens. A l'époque historique, la tribu des Svears s'impose ; le royaume de Suède se forme, dont Uppsala est le sanctuaire et Birka le grand centre commercial. Vers 800 après J.C. commencent les expéditions des vikings, qui mettent les scandinaves en relation avec les occidentaux et qui conduisent les suèdois à travers la Russie jusqu'à Bizance. Le christianisme est apporté en Suède par Saint Anschaire (IXe siècle) ; mais il ne fit de progès qu'après le baptème du roi Olof Skötkonung (1008). En 1060, la dynastie d'Uppsala s'éteint. Les luttes de puissantes familles troublent ensuite le pays, mais favorisent l'indépendance de l'église. Le conflit entre les dynasties de Sverker (1156) et d'Erik le saint (1160) est particulièrement ardent. Birger Jarl, de la dynastie des Folkung, établit la capitale à Stockholm et unifie la législation.

 

Le XIVe siècle est marqué par d'éphémères unions entre la Suède et la norvège.

 

En 1397, par l'union de Kalmar, le pays entre dans la Confédération Scandinave, formée du Danemark, de la Suède et de la Norvège, et dont le premier souverain est Erik de Poméranie. Mais la royauté commune se heurte en de multiples occasions à l'opposition nationale suèdoise. Finalement, un soulèvement dirigé par Gustave Vasa, qui se fait élire roi, chasse les danois (1523). Gustave Vasa fait passer la Suède au luthéranisme et lutte contre les privilèges commerciaux des Allemands. La politique d'expansion vers l'Est (Narva, Tallin, Estonie, Livonie etc...) occupe tout le XVIe siècle et continu sous Charles IX (1607-1611). Gustave II Adolphe (1611-1632), secondé par Oxenstierna, intervient dans la guerre de Trente Ans en Allemagne, modernise l'armée, développe l'industrie, travaille à faire de la Baltique un lac Suèdois. En 1658 (Traité de Roskildel), la Suède est maitresse de la Baltique. Cette maitrise est perdu sous Charle XII (1697-1718), qui gouverne en souverain absolu. Les défaites de ce prince épuisent la nation, et la royauté doit s'humilier devant le Parlement et l'Aristocratie. Pendant l'ère de la liberté (1718-1772), le pays est livré à la rivalité des partis adverses, Chapeaux et Bonnets, Gustave III (1771-1792), après avoir restauré le pouvoir royal, meurt assassiné. A la suite des guerres de la révolution, le roi Gustave IV Adolphe est déposé (1809) et son successeur, Charles XIII (1809-1818), accepte comme héritier Bernadotte (Charles XIV Jean), tandis qu'en 1814, la Norvège, arrachée au Danemark, est unie à la Suède. Sous Charles XIV (1818-1844), souverains absolu, puis durant les règnes libéraux d'Oscar 1er (1844-1859), de Charles XV (1859-1872) et d'Oscar II (1872-1907), la Suède, pacifique, voit s'accroître sa prospérité économique ; mais en 1905, la grave crise intérieure aboutit à la scission des deux royaumes et à la déclaration d'indépendance de la Norvège. Par la suite, la Suède, poursuivant son évolution démocratique, est demeurée neutre pendant les deux guerres mondiales. Le règne de Gustave V (1907-1950), grâce à l'action des sociaux-démocrates, est marqué par une période de développement industriel et de progrès social qui se continue sous le règne de Gustave VI Adolphe (1950-1973). La Suède est membre du Conseil de l'Europe -1949) et de l'O.C.D.E.

 

Les drakkars des Vikings

A l'époque où les invasions barbares déferlent sur l'empire romain décadent, un groupe de tribus germanique reste au-delà du Rhin et s'établit sur les terres qui bordent la mer Baltique, et le Skagerrak. Ce sont les danois, les Norvégiens et les Suèdois. Après quelques siècles, ils sont attirés par le climat plaisant et la vie plus facile de l'Europe centrale et méridionale. Etant passés maîtres dans l'art de la navigation, Danois et Norvégiens poussent leurs incursions vers l'Angleterre et les côtes du Nord de la France. Eux-mêmes se donnent le nom de Vikings (roi de la mer) ; pour les autres peuples, ce sont des normands (hommes du Nord). Par deux fois, ils remontent la Seine et mettent le siège devant Paris. Les plus aventureux vont beacoup plus loin ; ils longent les côtes de l'Atlantique, franchissent le détroit de Gilbraltar et font irruption en Italie méridionale où ils finissent par se fixer. Le premier contact avec les Normands était toujours rude. Un certain Hasting remonte le Magra jusqu'à Luni (Toscane) dont il trucide l'évêque. simple méprise : il croyait être à Rome et prenait l'évêque pour le pape. D'autres flottes vikings envahisent l'Islande, le Groenland et atteignent les côtes septentrionales de l'Amérique auxquelles ils donnent le nom de Vinland. Pour leur expéditions lointaines, sur toutes les mers et dans le lit des fleuves, l'embarcation des Vikings et le drakkar ("dragon" en langue scandinave) ainsi nommé parce que sa proue est ornée d'une tête de dragon. C'est une barque à quille, non pontée, en planches de chêne posées à clins, longue de 30 à 40 m. La proue et la poupe sont effilées et recourbées vers le haut (figurant l'une la tête, l'autre la queue d'un dragon). Au milieu se dresse le mât gréé d'une voile carrée. L'équipage d'un drakkar se compose de 30 à 50 rameurs.

 

Langue et littérature

Le Suèdois appartient à la branche septentrionale des langues germaniques et dérive de lancien nordique ou vieux norrois, dont il a, mieux que le norvegien, conservé la physionomie. La langue actuelle, avec ses terminaisons pleines, est assez harmonieuse. Le Suèdois se sert de l'alphabet latin.

 

L'ancienne littérature suèdoise, peu riche, ne nous offre guère que des fragments de poèmes héroïques perdus et de lois transmises sous forme versifiée. Le catholicisme fait surgir une abondante littérature religieuse, dont les plus célèbres représentants sont : Petrus de Dacia, le magister Mattias, sainte Brigitte.


La littérature profane produit des romans et des chroniques. Les deux frères Olaus et Laurentius Petri, traducteurs de la Bible, font triompher la Réforme, Secondé par Laurentius Andreoe et Peter Svart. Citons les historiens latins J. Magnus, J. Messenius, J. Rudbeckius, M.O. Aestophorus. Au XVIIe siècle tend à se former une littérature nationale, avec Georges Stiernhielm, "le père de la poèsie suèdoise", et ses contemporains et successeurs : Lars Wivallius, Gustaf Rosenhane, Samuel Colombus, Peter Lagerloef, Sofia Bremer. Olof Rudbeck, sous l'influence de la littérature islandaise, écrit son fantastique "Atland". L'influence française domine le XVIIIe siècle particulièrement avec Gyllenborg, Modée, Moerk ; mais Olof Dalain, le "fondateur de la prose suèdoise", imite Addison, et Wallenbengerg imite Swift. Swedenborg affirme les préoccupations religieuses de la race. Gustave III, auteur lui-même, fait triompher le goût français, protège les poètes J.H. Kellgren, K.G. Leopold, J.C. Oxenstjerna, Anna M. Lenngrenn, K.M. Bellman et crée l'académie suèdoise. Sous son successeur, Tomas Thorild fait triompher les idées de Rousseau. Au début du XXe siècle, apparaissent de nouvelles écoles : les phosphorites. L. Hammarskoeld, P. D. Atterbom, W.F. Palmblad, et, moins intransigeants, les goths, E.G. Geijer, P.H Ling, A.A. Afzelius, protestent contre l'abus du rationalisme en littérature, s'inspirent des anciennes traditions nationales, et imitent Shakespeare. Quelques écrivains demeurent indépendants : F.M. Franzen, H. Joerta, Esaias Tegner, K.J.L. Almquist. Depuis 1830 se développent également toutes les branches de la littérature : le poète finlandais J.L. Runeberg, Viktor Rydberg, historien, poète et romancier, Gunnar Wennerberg, les poètes Snoïlsky Karlfeldt. Vers 1880, Auguste Strindberg représente le naturalisme. Citons encore le romancier Verner Von Heidenstam, le poète et critique Oscar Levertin, le poète et critique C.D. Af Wirsen, les romanciers et dramaturges A.C. Edgren Leffler, E. Ahlgren, G. Af Geijerstam, Pelle Molin, T. Hedberg, G. Froeding, Per Hallstroem, Selma Lagerloef, etc.

 

Beaux-Arts

La Sculpture : Les monuments païens de la Suède sont décorés d'ornements taillés avec beacuoup de fantaisie l'écriture runique contribue à cette décoration. Au moyen-âge, la sculpture de l'église procède, comme l'église elle-même, de l'art franco-Allemand et de l'art Byzantin.

 

Outre les sculptures de pierre, la Suède a possédé, à toutes les époques, un grand nombre de sculptures en bois, d'un travail délicat. Dès le XVIIe siècle, des artistes venus de France et d'Allemagne cultivèrent en Suède la sculpture (Cheveau et Laporte au XVIIe siècle, Bouchardon et Larchevêque au XVIIIe siècle). Au XIXe siècle, la Suède a produit plusieurs sculpteurs de talents : Fogelberg, Bystrom, Göthe, Quarnström, Kjelberg, Molin. Dans la gravure en médaille, on distingue Lundgren et Ericsson.

 

La peinture : elle ne commença réellement en Suède qu'au XVIIe siècle, avec des artistes venus d'Allemagne, de Hollande et de France : David Clocker d'Ehrenstral, né à Hambourg ; Jean-Philippe de Lembke de Nuremberg. Citons encore le peintre et aquafortiste Masreliez, Pierre Hoerberg (XVIIIe siècle), Richter Hilleström, Pilo, Safvenborn ; au XIXe siècle, parmi les peintres d'histoire, Wahlbon, Brusewitz, Ankarkroma. Dans la peinture de genre, il faut citer Höckert, Jernberg. Les paysagistes sont nombreux ; le plus habile d'entre eux est Alfred Wahlberg. Les autres paysagistes dignes de mention sont Bergh, Cantzer, W. de Gegerfelt, Hill, Holm, Larson, Nordgren, Palm, Staas, Stäck, Wahlgvist, Baronne de Schwerin.

 

Architecture : Les plus anciennes églises sont les cathédrales de Lund (romane 1012-1023) et de Linköping (gothique 1134-1151) ; la plus remarquable est la cathédrale d'Upsal, construite sur le modèle de Notre-Dame de Paris par Bonoeil ou Bonneuil, architecte parisien. Les monuments élevés depuis deux siècles à Stockholm appartiennent aux différents styles qui ont prévalu successivement dans l'Europe occidentale, et c'est le plus souvent par des architectes français et allemands qu'ils ont été édifiés. Parmi les architectes indigènes, nous citerons Olaf Küdbeck (XVIIe siècle), Blom, Gjörwell, Nyström, Estenbeg, Edelsvard, Cronstrand.

 

Musique : Les Suèdois ont toujours excellés dans la chanson populaire et nationale : mais ce n'est guère qu'à partir de la fin du XVIIIe siècle que l'on peut citer des compositeurs dignes de ce nom. Gustave III fonda l'Académie royale de musique et, en 1792, l'Opéra Suèdois. La musique dramatique suèdoise compte au XIXe siècle les noms de A. Lindblad, Berwald, Hallström, le plus célèbre de tous, puis Hallen, Stenhammar, Peterson-Berger. Toutefois, la romance est restée le genre musical le plus en faveur avec O. Ahlström, Nordblom, A.Lin (lied), Geijer (chanson populaire), Södermann (ballade) et Sjögven. On doit de remarquables chants à quatre voix à Otto Lindblad (auteur de l'hymne suèdois à Oscar II), à Josephson, à Wennerberg. L'hymne national que l'on chante de préférence est une vieille mélodie populaire à laquelle l'archéologue Dybeck (1811-1878) a adapté les paroles : du gamla, du friska, etc.

 

Beltachjara 1986

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Commentaires : 1
  • #1

    Masticating Juicer (mardi, 30 avril 2013 14:44)

    This is a great blog post! Thank you for sharing!